L’année 2016 : celle de la cybersécurité?

Après une année 2015 où l’on a rapporté quantité de brèches de sécurité et de problèmes en matière de cybersécurité (dont plusieurs mentionnés sur notre blogue), le journal La Presse reprenait pendant les vacances des Fêtes un article de l’Agence France-Presse concernant la cybersécurité.

Force nous est d’avouer que notre société (et ses entreprises, comprenez-moi bien) est mûre pour une prise de conscience en matière de sécurité informatique. Les exemples abondent de pratiques et d’outils informatiques aux mesures de sécurité déficientes, ce qui, combiné à tout ce qu’on place maintenant sur support numérique et électronique, mène à un tableau peu reluisant quant à la protection des données.

L’article du journaliste Jean Liou trace un portrait rapide des nombreuses cybermenaces qui pèsent dorénavant sur nous, y compris le cybersabotage, le cyberterrorisme et les attaques informatiques. Il est intéressant de noter à ce sujet que la liste des malfrats auxquels nous devons faire face s’allonge, incluant dorénavant non seulement des pirates informatiques classiques, mais aussi des États, des membres du crime organisé et des groupes militants ainsi que des hacktivistes. Non, ce ne sont pas les menaces qui manquent ni les cibles potentielles.

Des logiciels rançonneurs de données aux logiciels qui permettent de pénétrer les défenses informatiques et de voler les données (d’entreprises et d’individus), en passant par les attaques qui peuvent s’en prendre au matériel connecté et aux équipements branchés, tout peut dorénavant y passer. Dans un monde où même un stimulateur cardiaque peut maintenant être visé par une attaque informatique, la sécurité devrait prendre sa place parmi nos préoccupations d’importance. Malheureusement, en pratique, c’est encore trop peu souvent le cas.

On peut espérer que l’année 2016 nous apportera peut-être l’amorce d’une prise de conscience collective quant aux risques associés à la mise en réseau grandissante de tout ce que touche l’être humain et pas seulement des exemples de plus en plus flagrants de la fragilité de nos outils informatiques. Pour ma part, j’espère seulement que l’année 2016 ne sera pas plutôt l’année de notre Pearl Harbor numérique.