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Amende de 1.4 million pour l’usage de «supercookies»

La FCC américaine vient de régler un dossier avec la société de téléphonie VERIZON, qui avouait récemment s’être servie de supercookies (des fichiers témoins renforcés, disons) pour pister les usagers de ses téléphones cellulaires et mieux leur servir de la pub en s’appuyant sur leurs diverses habitudes en ligne.

Bien qu’on maîtrise dorénavant bien les «cookies» (ces fichiers témoins utilisés pour conserver certaines traces et préférences lors de visites ultérieures sur un site Web donné), les supercookies sont bien autre chose. En effet, les supercookies ont été inventés il y a environ cinq ans et s’avèrent très difficiles à éliminer pour l’usager, certains experts allant jusqu’à dire qu’ils s’avèrent essentiellement impossibles à détruire.

Verizon aurait utilisé cette technologie depuis 2012 (notamment pour pister ses usagers de cellulaires), ne donnant à ses usagers la possibilité de les éviter qu’en 2015. On le comprendra, avoir ainsi partagé les renseignements de ses usagers avec des tiers (les annonceurs) a de quoi irriter. Étant donné l’absence (relative) de règles comme les nôtres quant aux renseignements personnels, aux États-Unis, la FCC s’est basée sur ses règles de neutralité du Net pour sanctionner ainsi Verizon – le fait qu’un fournisseur d’accès à l’Internet agisse subrepticement ainsi sur le contenu qu’il sert à ses usagers étant le comportement à proscrire ici.

La FCC a donc obtenu que Verizon, dorénavant, obtienne le consentement des usagers avant de les inscrire dans ce programme, au moins. À la bonne heure ! Évidemment, l’usager moyen pourrait bien cliquer J’ACCEPTE sans trop y regarder, mais au moins ceux qui s’avèrent vigilants le pourront !