Reconnaissance faciale et IA: la pelote de laine à démêler

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On peut lire ce matin dans les médias qu’un québécois demande au tribunal d’autoriser une action collective contre le bailleur de centre d’achat Cadillac Fairview, en rapport avec l’utilisation de bornes lui ayant permis de recueillir les images et les données biométriques de millions de visiteurs, sans leur consentement. Pour le requérant, le bailleur aurait ainsi violé les droits des clients à leur vie privée, en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne.

Le système de pointe installé par ce bailleur dans certains centres au Québec, aurait capté l’image de visiteurs consultant l’appareil, et ce, sans les aviser que leur image était ainsi captée puis analysée, dont pour décliner certaines données tels le sexe de l’individu, etc. Bien qu’on n’était pas au point de tenter d’identifier les individus spécifiquement, la pratique ou tout de même de quoi nous préoccuper selon plusieurs.

Fait intéressant, le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada (Commissariat) réclamait justement récemment des mesures de protection de la vie privée plus solides quant à l’élaboration et
l’utilisation de technos liées à la reconnaissance faciale et les systèmes d’intelligence artificielle (IA). L’annonce publiée la semaine dernière mentionnait les défis qui se présentent à nous en lien avec la reconnaissance faciale et l’intelligence artificielle. Elle reprenait en gros le thème du problème que présente pour la soiété canadienne l’activation de systèmes qui peuvent désormais vous ficher instantanément et même vous reconnaître.

Le potentiel de dérapage s’avère évidemment énorme, ce qui justifie nous poser dès maintenant de sérieuses questions quant à ce qu’on peut faire pour restreindre l’adoption trop débridée de ce type de technologies.